"Reliques" bourguignonnes

Il y a quelques années, le tic des plumitifs de vins était une fascination obsessive pour une certaine notion de minéralité. On ne pouvait plus lire un CR (Compte Rendu de dégustation pour ceux qui s’interrogent en se grattant le menton..) sans subir des décoctions détaillées de jus de caillou, creusant des sillons d’oligo-éléments déclinés à toutes les sauces dans le texte.

Cette tendance à voir du minéral partout, bien qu’encore vivace sur les forums et blogs vinesques, tend petit à petit à être remplacée, dans le verbiage des dégustateurs littéraires, par une nouvelle marotte ”..un vin de style (presque/quasi) bourguignon”, vocable sensé comparer la finesse et la fraîcheur du fruit dans le verre à celle d’un grand Pinot bourguignon! Si..si.. en étant un peu attentif lors de vos lectures, le bourguignon” fait aujourd’hui une entrée en force dans le TOP50 des descriptions bachiques!

Probablement une question de mode et d’engouement pour la (re?) découverte de la Côte de Nuit et de la Côte d’Or.. mais ce bourguignon hors-sol me fait doucement sourire lorsque l’auteur décrit un Carignan, un Grenache, un Cabernet-Franc ou un Mourvèdre!

D’ailleurs, si j’étais un VRAI bourguignon, je ne saurais vraiment pas quoi penser de telles comparaisons hors de sens..!